{"id":15252,"date":"2016-05-25T15:04:44","date_gmt":"2016-05-25T14:04:44","guid":{"rendered":"http:\/\/cedej.fr\/?p=15252"},"modified":"2016-11-08T10:01:39","modified_gmt":"2016-11-08T09:01:39","slug":"focus-le-partage-des-eaux-du-nil-entre-egypte-soudan-et-ethiopie-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/2016\/05\/25\/focus-le-partage-des-eaux-du-nil-entre-egypte-soudan-et-ethiopie-1\/","title":{"rendered":"Focus &#8211; Le partage des eaux du Nil entre Egypte, Soudan et Ethiopie (1)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a9 Ang\u00e9lique Palle<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 23 mars 2015, le premier ministre \u00e9thiopien, Hailemariam Desalegn, le pr\u00e9sident \u00e9gyptien, Abdel Fattah al-Sissi et le pr\u00e9sident soudanais Omar el-B\u00e9chir, r\u00e9unis \u00e0 Khartoum, ont d\u00e9cid\u00e9 de signer\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/0\/125869\/Egypt\/0\/Egypt,-Ethiopia-and-Sudan-sign-declaration-of-prin.aspx\" rel=\"external\">un accord de \u00ab\u00a0principe\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0afin d\u2019aplanir leurs diff\u00e9rends concernant la question du Nil. En effet, depuis 2011, le projet de construction par le gouvernement \u00e9thiopien d\u2019un barrage sur le Nil bleu envenime les relations entres les trois Etats. En Egypte, cette question est r\u00e9guli\u00e8rement trait\u00e9e comme une question de s\u00e9curit\u00e9 nationale pour le pays puisque 95% de son approvisionnement en eau vient du Nil\u00a0; or le Nil bleu contribue \u00e0 hauteur de 59% du d\u00e9bit total du Nil. Cet \u00e9v\u00e9nement fut l\u2019occasion d\u2019un \u00e9change de \u00ab\u00a0courtoisie\u00a0\u00bb entre les chefs d\u2019Etat \u00e9thiopien et \u00e9gyptien\u00a0: Hailemariam Desalegn assura que le projet \u00e9thiopien ne causerait pas de dommage \u00e0 l\u2019Egypte, tandis qu\u2019Abdel Fattah al-Sissi annon\u00e7a que, entre la coop\u00e9ration et le conflit, les trois pays avaient \u00ab\u00a0choisi de coop\u00e9rer\u00a0\u00bb. Les tensions avaient atteint leur paroxysme en juin 2013 lorsque l\u2019ancien pr\u00e9sident \u00e9gyptien, Mohamed Morsi, avait dirig\u00e9 une r\u00e9union au cours de laquelle\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.rfi.fr\/afrique\/20130611-barrage-nil-bleu-egypte-menaces-ethiopie-morsi\/\" rel=\"external\">certains responsables \u00e9gyptiens avaient sugg\u00e9r\u00e9 d\u2019utiliser la force arm\u00e9e<\/a>\u00a0pour r\u00e9gler la question du barrage Renaissance en Ethiopie.\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.rfi.fr\/afrique\/20150323-barrage-nil-bleu-accord-entre-soudan-egypte-ethiopie\/\" rel=\"external\">Le barrage Renaissance<\/a>\u00a0(GERD en anglais pour\u00a0<i>Grand Ethiopian Renaissance Dam<\/i>) qui doit \u00eatre op\u00e9rationnel en 2017 promet d\u2019\u00eatre la plus grande structure hydro\u00e9lectrique d\u2019Afrique avec une production de 6000 m\u00e9gawatts par an. Le co\u00fbt pr\u00e9vu pour ces travaux est de 4,5 milliards d\u2019euros enti\u00e8rement financ\u00e9s par l\u2019Ethiopie et ses citoyens \u00e0 travers un emprunt obligataire national.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un accord de principe<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/hebdo.ahram.org.eg\/NewsContent\/1066\/1\/130\/9769\/Un-accord-faute-de-mieux.aspx\" rel=\"external\">Al-Ahram Hebdo dans son \u00e9dition du 11 mars<\/a>\u00a0avait d\u00e9j\u00e0 fait \u00e9tat d\u2019un accord de \u00ab\u00a0coop\u00e9ration politique\u00a0\u00bb conclu \u00e0 Khartoum le 5 mars. Il fit suite \u00e0 une r\u00e9union interminist\u00e9rielle, de trois jours, qui s\u2019\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9e au d\u00e9but du mois de mars et qui r\u00e9unissait les ministres des affaires \u00e9trang\u00e8res et ceux en charge des questions d\u2019irrigation des trois pays. Elle succ\u00e9da \u00e0 deux autres r\u00e9unions qui s\u2019\u00e9taient tenues le mois pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 Addis-Abeba. A son issue, les ministres avaient pr\u00e9sent\u00e9 un texte commun, soulignant les craintes des deux pays d\u2019aval, aux pr\u00e9sidents des trois pays. Alaa Yassine, consultant du ministre des Ressources hydriques et de l\u2019Irrigation et membre du comit\u00e9 \u00e9gyptien sur les n\u00e9gociations concernant le barrage Renaissance, avait \u00e0 l\u2019\u00e9poque regrett\u00e9 que cet accord soit \u00ab\u00a0rest\u00e9 dans les bureaux des trois pr\u00e9sidents\u00a0\u00bb. De son c\u00f4t\u00e9, Hussein al-Atfi, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil arabe de l\u2019eau, parlait d\u00e9j\u00e0 d\u2019un accord de principe sans donner plus d\u2019information sur son contenu. C\u2019est cet accord, n\u00e9goci\u00e9 au d\u00e9but du mois de mars,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/64\/126005\/Egypt\/Politics-\/Egyptian-experts-divided-over-Renaissance-Dam-decl.aspx\" rel=\"external\">qui fut sign\u00e9 le lundi 23 mars<\/a>\u00a0dans la capitale soudanaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 20 mars, alors que la signature d\u2019un accord sur le barrage Renaissance par le pr\u00e9sident al-Sissi avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.middleeastmonitor.com\/news\/africa\/17630-egypt-says-nile-water-rights-unchanged\" rel=\"external\">le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res \u00e9gyptien<\/a>, Sameh Shoukry, avait d\u00e9clar\u00e9 que l\u2019accord, qui serait sign\u00e9 au cours d\u2019une tourn\u00e9e pr\u00e9sidentielle de trois jours, n\u2019alt\u00e9rerait pas les droits accord\u00e9s \u00e0 l\u2019Egypte. L\u2019Egypte s\u2019appuie en effet sur les trait\u00e9s de 1902, 1929 et 1959 pour affirmer ses droits dans la gestion du Nil. De fait, l\u2019accord sign\u00e9 entre les trois chefs d\u2019Etat et de gouvernement, publi\u00e9 par le site d\u2019information\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/64\/125941\/Egypt\/Politics-\/Full-text-of-Declaration-of-Principles-signed-by-E.aspx\" rel=\"external\">Ahram Online<\/a>quelques jours apr\u00e8s sa signature, compos\u00e9 de dix principes, ne reprend pas les pr\u00e9c\u00e9dents trait\u00e9s. Il encadre les n\u00e9gociations tripartites concernant le barrage Renaissance et d\u00e9finit aussi les principes d\u2019une coop\u00e9ration plus globale \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin du Nil. Le texte met en avant le r\u00f4le positif du barrage Renaissance dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de la r\u00e9gion tout en soulignant que la r\u00e9solution des tensions qui l\u2019entourent devra se faire de mani\u00e8re pacifique et par la n\u00e9gociation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs journaux \u00e9gyptiens comme\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.egyptindependent.com\/news\/sisi-demand-ethiopian-legislation-egypt-s-nile-rights\" rel=\"external\">Egypt Independent<\/a>\u00a0ou\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/0\/125935\/Egypt\/0\/Sisi-arrives-in-Addis-Ababa,-to-address-Ethiopian-.aspx\" rel=\"external\">Ahram Online<\/a>\u00a0pr\u00e9voyaient que le pr\u00e9sident \u00e9gyptien demanderait formellement au parlement \u00e9thiopien la reconnaissance de droits de l\u2019Egypte sur les eaux du Nil en \u00e9change de l\u2019acceptation par le Caire de la construction du barrage Renaissance. En effet, le 25 mars,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.egyptindependent.com\/news\/sisi-demand-ethiopian-legislation-egypt-s-nile-rights\" rel=\"external\">la visite officielle du pr\u00e9sident al-Sissi \u00e0 Addis-Abeba<\/a>, une premi\u00e8re depuis 1985, semblait sceller cette nouvelle phase des relations \u00e9gypto-\u00e9thiopiennes. Au cours de cette visite, le chef d\u2019Etat \u00e9gyptien pronon\u00e7a un discours devant le parlement \u00e9thiopien dans lequel il r\u00e9affirma la volont\u00e9 de l\u2019Egypte de \u00ab\u00a0tourner la page\u00a0\u00bb de ses relations ant\u00e9rieures avec l\u2019Ethiopie mais, en r\u00e9alit\u00e9, cette allocution ne donna pas d\u2019\u00e9l\u00e9ments concrets suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des analyses divergentes sur les implications de cet accord<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Egypte, de nombreuses critiques ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es dans la presse par certains experts ou anciens responsables politiques. Pour l\u2019ancien ministre de l\u2019Irrigation, Mohamed Nasreddin, qui r\u00e9agit \u00e0 l\u2019annonce de l\u2019accord du 23 mars, sur le site\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.middleeastmonitor.com\/news\/africa\/17657-al-sisi-criticised-for-waiving-egypts-right-over-nile-water\" rel=\"external\">Middle East Monitor<\/a>, le gouvernement \u00e9gyptien renonce aux droits sur les eaux du Nil qui sont \u00e0 la base des pr\u00e9tentions \u00e9gyptiennes. En outre, cet accord insiste, toujours selon cet ancien responsable, sur le fait que le barrage Renaissance rel\u00e8ve de la souverainet\u00e9 de l\u2019Ethiopie. Ces critiques s\u2019inscrivent dans un climat de tr\u00e8s grande d\u00e9fiance de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne vis \u00e0 vis des intentions r\u00e9elles de l\u2019Ethiopie. En effet, dans\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/hebdo.ahram.org.eg\/index.aspx?issueNumber=1055\" rel=\"external\">l\u2019\u00e9dition du 24 d\u00e9cembre 2014 d\u2019Al Ahram Hebdo<\/a>, de nombreuses personnalit\u00e9s \u00e9gyptiennes accusent l\u2019Ethiopie de vouloir gagner du temps pour mettre l\u2019Egypte devant un fait accompli. Malgr\u00e9 sa volont\u00e9 affich\u00e9e de coop\u00e9rer avec les autres Etats, le gouvernement d\u2019Addis-Abeba ne ralentit absolument pas le chantier et n\u2019attend pas les r\u00e9sultats d\u2019\u00e9ventuelles \u00e9tudes sur l\u2019impact du barrage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En revanche, dans Ahram Online, un article,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/64\/126005\/Egypt\/Politics-\/Egyptian-experts-divided-over-Renaissance-Dam-decl.aspx\" rel=\"external\">\u00ab\u00a0Egyptian experts divided over Rennaissane Dam declaration of principles\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0nuance ces critiques. Amany el-Taweel, sp\u00e9cialiste des affaires africaines au Centre d\u2019\u00e9tudes politiques et strat\u00e9gique (CEPS) d\u2019al-Ahram, nuance cette perception car, selon elle, l\u2019accord n\u2019accorde rien \u00e0 personne. Il s\u2019agirait de r\u00e9duire les tensions et d\u2019introduire un climat propice aux n\u00e9gociations toujours en cours\u00a0: \u00ab\u00a0c\u2019est un geste diplomatique par excellence\u00a0\u00bb. Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un accord d\u00e9finitif mais d\u2019une \u00e9tape pr\u00e9liminaire en vue de la conclusion d\u2019un accord d\u00e9finitif. Certains acteurs gouvernementaux vont plus loin, estimant que cet accord offre des garanties \u00e0 l\u2019Egypte. Selon eux, l\u2019accord garantit que le barrage Renaissance ne servira pas \u00e0 l\u2019agriculture. Ils rappellent que selon l\u2019article 2 de ces accords, sur le principe de d\u00e9veloppement et l\u2019int\u00e9gration, le but du barrage est de produire de l\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le professeur Solomon Ayele Dersso, chercheur \u00e0 l\u2019Institut des \u00e9tudes de S\u00e9curit\u00e9 d\u2019Addis-Abeba, qui s\u2019exprime longuement sur le\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.aljazeera.com\/indepth\/opinion\/2015\/03\/tension-ridden-hydro-politics-nile-150331054558626.html\" rel=\"external\">site d\u2019Aljazeera<\/a>, cette d\u00e9claration de principe va dans le bon sens. Selon lui, elle contribue \u00e0 combattre le climat de \u00ab\u00a0suspicion et d\u2019animosit\u00e9\u00a0\u00bb qui d\u00e9finit depuis longtemps les relations entre l\u2019Egypte et l\u2019Ethiopie. Solomon Ayele Dersso souligne que le fait que l\u2019Egypte et l\u2019Ethiopie aient pu s\u2019entendre sur un texte sur le Nil, ind\u00e9pendamment de son contenu, est en soit un \u00e9v\u00e9nement historique. Toutefois, comme certains de ses homologues \u00e9gyptiens, il souligne qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une d\u00e9claration politique et absolument pas d\u2019un engagement juridique. Pour ce chercheur, cet accord est la marque d\u2019un changement de rapport de force dans la r\u00e9gion au profit de l\u2019Ethiopie. L\u2019abandon par le Soudan de son partenariat avec l\u2019Egypte y aurait largement contribu\u00e9. Le revirement du Soudan s\u2019expliquerait,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/hebdo.ahram.org.eg\/NewsContent\/1055\/10\/124\/8973\/Khartoum-refait-ses-calculs.aspx\" rel=\"external\">selon Khaled Hanafy<\/a>, chercheur au Centre d\u2019\u00e9tudes politiques et strat\u00e9gique d\u2019Al-Ahram, par le fait que Khartoum esp\u00e8re tirer quelques b\u00e9n\u00e9fices de la construction du barrage Renaissance. En effet, le nouveau barrage devrait mettre fin aux inondations en aval et retenir le limon \u00e9thiopien qui freine les turbines des barrages du Soudan. Ce limon serait responsable d\u2019un d\u00e9ficit de 40% de leur production hydro\u00e9lectrique. Enfin, le gouvernement soudanais esp\u00e8re importer le surplus d\u2019\u00e9nergie produit par l\u2019Ethiopie gr\u00e2ce \u00e0 ce nouveau barrage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un accord pr\u00e9liminaire en vue d\u2019accords techniques plus d\u00e9taill\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Hani Raslan, expert sur le basin du Nil au CEPS, l\u2019accord du 23 mars permet \u00e0 l\u2019Egypte d\u2019am\u00e9liorer son image sur la sc\u00e8ne internationale et principalement en direction des autres pays nilotiques. Il souligne que la nouvelle atmosph\u00e8re qui se d\u00e9gage \u00e0 la suite de cette premi\u00e8re \u00e9tape peut apporter des \u00ab\u00a0r\u00e9sultats consid\u00e9rables\u00a0\u00bb. De fait, cet accord est vu \u00e0 l\u2019international comme une premi\u00e8re \u00e9tape qui doit permettre de trouver une issue \u00e0 ce dossier. Le journal\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.egyptindependent.com\/news\/washington-welcomes-egypt-ethiopia-nile-agreement\" rel=\"external\">Egypt Indpendent<\/a>\u00a0a d\u2019ailleurs repris la d\u00e9claration faite par la porte parole du D\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain, Jen Psaki, qui se f\u00e9licitait de cette \u00ab\u00a0\u00e9tape importante\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le site d\u2019information Al-Monitor dans son article\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.al-monitor.com\/pulse\/originals\/2015\/03\/egypt-eastern-nile-water-agreement-ethiopia-sudan.html\" rel=\"external\">\u00ab\u00a0Egypt warily signs preliminary Nile agreement\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0interroge le conseiller juridique du Comit\u00e9 Supr\u00eame de l\u2019Egypte pour l\u2019eau du Nil sur les implications juridiques de l\u2019accord sign\u00e9 le 23 mars \u00e0 Khartoum. Ce dernier affirme que ce qui a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 \u00e0 Khartoum n\u2019annule pas les trait\u00e9s de 1902, 1929 et 1959, lesquels servent de base juridique aux pr\u00e9tentions \u00e9gyptiennes. Le juriste explique que cet accord n\u2019est qu\u2019une premi\u00e8re \u00e9tape avant la signature d\u2019accords plus d\u00e9taill\u00e9s. Cependant, il souligne que les n\u00e9gociations de ces accords techniques seront plus difficiles. En effet, c\u2019est sur ces futurs accords techniques que l\u2019Egypte devra d\u00e9fendre les droits que lui ont accord\u00e9s les pr\u00e9c\u00e9dents trait\u00e9s. N\u00e9anmoins pour se mettre d\u2019accord sur le volet technique, qui concerne entre autre la phase de remplissage du barrage Renaissance, les trois gouvernements doivent attendre les conclusions d\u2019une \u00e9tude, qui sera faite par un cabinet de consultants ind\u00e9pendants, sur l\u2019impact du barrage sur les pays en aval. En ao\u00fbt 2014, les trois pays s\u2019\u00e9taient fix\u00e9 un d\u00e9lai de six mois pour choisir ce cabinet, or, huit mois plus tard, aucun cabinet n\u2019avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9. Ce retard serait d\u00fb aux diff\u00e9rences de vues entre les experts \u00e9gyptiens et \u00e9thiopiens. Huit jours apr\u00e8s la signature de l\u2019accord de Khartoum,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/64\/126658\/Egypt\/Politics-\/Egypt,-Ethiopia-irrigation-ministers-to-announce-R.aspx\" rel=\"external\">les minist\u00e8res \u00e9gyptien et \u00e9thiopien<\/a>\u00a0avaient d\u00e9clar\u00e9 que le choix de la soci\u00e9t\u00e9 de conseil serait fix\u00e9 la semaine suivante. N\u00e9anmoins,\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/0\/124819\/Egypt\/0\/Selection-of-firm-for-Renaissance-Dam-impact-study.aspx\" rel=\"external\">cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 une nouvelle fois diff\u00e9r\u00e9e<\/a>\u00a0et, \u00e0 ce jour, aucune soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e. Le cabinet d\u2019\u00e9tude b\u00e9n\u00e9ficiera d\u2019un d\u00e9lai de cinq mois pour rendre ses conclusions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De son c\u00f4t\u00e9, le journal\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.madamasr.com\/news\/egypt%E2%80%99s-tone-shifts-after-signing-dam-agreement-ethiopia-sudan%20http:\/www.madamasr.com\/news\/egypt%E2%80%99s-tone-shifts-after-signing-dam-agreement-ethiopia-sudan\" rel=\"external\">Mada Masr<\/a>\u00a0reprend un document \u00e9crit par un chercheur de l\u2019Institut International pour la Diplomatie Publique, Ahmed Abizaid, pour attirer l\u2019attention sur les causes du changement de position de l\u2019Egypte. Selon Ahmed Abizaid, l\u2019attitude \u00e9gyptienne pourrait \u00eatre le r\u00e9sultat d\u2019une \u00ab\u00a0relecture\u00a0\u00bb plus r\u00e9aliste de sa situation \u00e0 savoir qu\u2019elle ne peut pas emp\u00eacher l\u2019Ethiopie de construire son barrage. Cette impression semble \u00eatre confirm\u00e9e par les d\u00e9clarations du\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/english.ahram.org.eg\/NewsContent\/1\/64\/126339\/Egypt\/Politics-\/Egypt-has-entered-water-poverty-era-Irrigation-Min.aspx\" rel=\"external\">Ministre \u00e9gyptien de l\u2019Irrigation<\/a>, Hossam Moghazi, qui a d\u00e9clar\u00e9 le 28 mars que l\u2019Egypte est entr\u00e9e dans une \u00ab\u00a0\u00e8re de la pauvret\u00e9 en eau\u00a0\u00bb. C\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019un haut responsable \u00e9gyptien reconna\u00eet la situation de p\u00e9nurie qui touche l\u2019Egypte depuis de nombreuses ann\u00e9es puisque le pays consomme annuellement 83 milliards de m\u00e8tres cubes d\u2019eau alors que les trait\u00e9s de 1929 et de 1959 ne lui donne \u00ab\u00a0que\u00a0\u00bb 55,5 milliards de m\u00e8tres cubes d\u2019eau. Le ministre a poursuivi en expliquant \u00e0 l\u2019opinion publique \u00e9gyptienne qu\u2019il fallait que le pays rationnalise sa consommation d\u2019eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Wahel Rashid<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Retrouvez la suite de cette revue de presse th\u00e9matique\u00a0:<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"puce\" src=\"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/local\/cache-vignettes\/L8xH11\/puce-32883.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/cedej.fr\/index.php\/2016\/05\/25\/focus-le-partage-des-eaux-du-nil-entre-egypte-soudan-et-ethiopie-2\/\">Focus, Le partage des eaux du Nil entre Egypte, Soudan, Ethiopie (2)<\/a><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"puce\" src=\"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/local\/cache-vignettes\/L8xH11\/puce-32883.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/2016\/05\/25\/focus-le-partage-des-eaux-du-nil-entre-egypte-soudan-et-ethiopie-3\/\">Focus, Le partage des eaux du Nil entre Egypte, Soudan, Ethiopie (3)<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a9 Ang\u00e9lique Palle Le 23 mars 2015, le premier ministre \u00e9thiopien, Hailemariam Desalegn, le pr\u00e9sident \u00e9gyptien, Abdel Fattah al-Sissi et le pr\u00e9sident soudanais Omar el-B\u00e9chir, r\u00e9unis \u00e0 Khartoum, ont d\u00e9cid\u00e9 de signer\u00a0un accord de \u00ab\u00a0principe\u00a0\u00bb\u00a0afin d\u2019aplanir leurs diff\u00e9rends concernant la question du Nil. En effet, depuis 2011, le projet de construction par le gouvernement \u00e9thiopien&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":15253,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56,61],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15252"}],"collection":[{"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15252"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15252\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16691,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15252\/revisions\/16691"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15253"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15252"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15252"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cedej-old.hybrid-cs.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15252"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}